Entraînement en milieu montagneux pour l’antenne GIGN

Post confinement, l’antenne GIGN de La Réunion reprend progressivement son rythme d’exercices grandeur nature, et le groupe a réalisé cette semaine une recherche d’individu dangereux en milieu montagneux.

Si les mises en situation grandeur nature à but d’entraînement avaient été interrompues pendant la période de confinement pour l’antenne GIGN de La Réunion, le quotidien reprend progressivement son rythme depuis le 11 mai et un premier exercice en terrain libre s’est déroulé cette semaine à la Plaine-des-Palmistes, avec le concours de la Section aérienne (SAG) et de l’unité cynophile.

Entraînement en milieu montagneux pour l’antenne GIGN © Valérie Koch - Tous droits réservés

Le thème de travail défini par le capitaine Christophe, patron de l’antenne, s’articulait autour de la recherche d’individus dangereux en milieu montagneux : des auteurs de cambriolage ou de braquage, armés, qui se seraient enfuis dans un secteur montagneux et se dissimuleraient dans l’attente d’une aide extérieure. « On engage des unités spécialisées pour interpeller ce type d’individu », explique le capitaine Christophe. « Dans ce cas de figure, les renseignements ont permis d’identifier les auteurs, leurs véhicules, et le secteur où ils se trouvent. La difficulté c’est le terrain : on est en milieu montagneux, dans une zone qui n’est pas forcément franchissable ».

Entraînement en milieu montagneux pour l’antenne GIGN © Valérie Koch - Tous droits réservés

Les gendarmes doivent donc s’adapter. Ils vont faire appel à l’hélicoptère de la Section aérienne de gendarmerie (ici, l’Écureuil AS350 B2) pour bénéficier d’une projection rapide, avec dépose en utilisant la technique de la corde lisse là où l’hélicoptère ne peut pas se poser (terrain rocheux accidenté). Puis, ils sollicitent le soutien de l’unité cynotechnique (ici, avec le maître de chien Tonio et sa fidèle Frimka) pour exploiter les traces et les indices laissés par les individus. « L’avantage avec l’équipe cynophile, c’est que le chien est à la fois formé pour la recherche d’individu et pour le mordant. C’est intéressant lorsqu’on se trouve en zone boisée où le terrain est difficile à tenir, pour contrer un personnel qui s’enfuit. On peut lâcher le chien plutôt qu’ouvrir le feu ».

Entraînement en milieu montagneux pour l’antenne GIGN © Valérie Koch - Tous droits réservés

Enfin, ils exploitent la technologie du drone pour approfondir les recherches. « Une fois sur zone, nous réalisons des repérages en profondeur avec l’aide du drone pour localiser le véhicule sensé venir en aide aux fugitifs. Cela permet d’orienter les équipes au sol jusqu’à finaliser l’interpellation ». Un travail de coordination et de connaissance mutuelle est néanmoins nécessaire pour optimiser le rôle de chaque intervenant aux côtés de l’unité spécialisée. Ce type d’exercice inter services sera donc à nouveau programmé après débriefing et étude des points à améliorer. //VK (photos © Valérie Koch – Tous droits réservés)

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