Couvre-feu avancé à 18h © Valérie Koch - Tous droits réservés

Couvre-feu avancé à 18h

La situation sanitaire liée à la COVID-19 se tend sur l’île et le préfet de La Réunion a décidé d’avancer le couvre-feu à 18h.

MISE à JOUR JEUDI 18 MARS 2021 :

Couvre-feu départemental à 18h prolongé jusqu’au 5 avril

Si la situation épidémique est stable, pour autant les indicateurs révèlent toujours une présence forte de l’épidémie sur l’ensemble du territoire. Afin de poursuivre le freinage de la circulation épidémique et de limiter l’impact sur le système hospitalier, le Préfet de La Réunion a décidé en lien avec l’Agence régionale de santé et en concertation avec les maires de reconduire la mesure de couvre- feu pour une période 15 jours. L’arrêté préfectoral prenant fin ce dimanche 21 mars sera prolongé jusqu’au 5 avril inclus. La mise en place du couvre-feu vise à limiter les interactions sociales, les rassemblements amicaux et familiaux propices à la contamination dans un contexte de circulation active des variantes de la Covid-19. Au regard des indicateurs épidémiologiques et des conséquences économiques de la crise sanitaire, cette mesure reste adaptée ; Elle permet de conforter la phase de stabilisation actuelle et doit surtout permettre d’engager une baisse de la circulation épidémique dans les prochains jours. Pour ce faire, elle doit bien sûr être combinée à l’application stricte des gestes barrière dans la vie quotidienne, tant dans la sphère privée que professionnelle.

À La Réunion, la situation demeure fragile. Le variant sud-africain est désormais prédominant (près de 60% des acas positifs). Les analyses effectuées au plan national sur l’évolution épidémique dans les prochaines semaines prévoient une hausse du nombre de cas et donc du nombre des personnes hospitalisées.

« Nous ne pouvons donc exclure aujourd’hui, une dégradation à très court terme de la situation épidémique. Nous ne pouvons exclure une saturation de nos capacités hospitalières. Et si nous ne pouvons l’exclure, alors il faut tout faire pour l’éviter ». C’est pourquoi, après concertation avec les maires et l’Agence Régionale de Santé, Jacques Billant, préfet de La Réunion a décidé d’instaurer un couvre-feu départemental à compter du vendredi 5 mars de 18h à 5h. Cette mesure vise à limiter les interactions sociales et éviter les brassages de population, notamment pendant la période des vacances scolaires, et à préserver le système hospitalier. A ce stade et si les mesures barrières sont respectées, la mise en œuvre d’un second confinement peut encore être évitée à La Réunion.

Couvre-feu départemental à compter du 5 mars de 18h à 5h

Les sorties et les déplacements sont interdits entre 18h et 5h sur l’ensemble du département, sauf dérogation.

Les restaurants peuvent maintenir une activité de livraison à domicile jusqu’à 22h.

Des dérogations permanentes peuvent être établies pour les motifs suivants :
· les forces de l’ordre, services de secours, dépanneurs d’urgence,

· les déplacements professionnels pour certains salariés,

· les déplacements scolaires pour accompagner les enfants vers ou depuis les établissements scolaire,

· les chauffeurs livreurs (nourriture, carburant, fret alimentaire).

Des dérogations temporaires sont prévues sur présentation d’une attestation pour les motifs suivants :

  • les déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ou le lieu d’enseignement et de formation,
  • les déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ou pour l’achat de produits de santé,
  • les déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou précaires ou pour la garde d’enfants, pour convocation judiciaire ou administrative,
  • les déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative,
  • les déplacements pour participer à des missions d’intérêt général,
  • les déplacements liés à des transits pour des déplacements de longues distances.

Ces attestations sont disponibles sur le site internet de la préfecture et sur l’application TousAntiCovid. Elles peuvent également être présentées sur papier libre, datées et signées. Tout contrevenant s’expose à une amende de 135 € pouvant être portée à 3 750 € en cas de réitération.

Renforcement des protocoles dans les hôtels

À l’approche de la période des vacances scolaires, les protocoles d’accueil dans les hôtels sont renforcés :
· le port du masque obligatoire pour les clients et le personnel,
· la mise en place d’une jauge de 8m² par personne dans les espaces communs, les lieux d’activité aquatique et sportifs (affichage obligatoire),
· la prévention de la constitution des groupes de plus de 6 personnes dans l’enceinte des établissements.
Les services de restauration à table restent ouverts de 18h à 22h, uniquement pour les clients de l’hôtel et dans le respect des protocoles afférents à la restauration.

Rappel des mesures en vigueur

· Port du masque obligatoire pour toutes les personnes âgées de 11 ans et plus se déplaçant à pied sur la voie publique.

· Distance minimale de 2m entre deux personnes en cas d’absence du port du masque.

· Motifs impérieux pour les déplacements aériens.

· Interdiction des pique-niques, de la consommation de boissons ou de nourriture dans les espaces publics et sur la voie publique.

· Rassemblements et activités de plus de 6 personnes interdits sur la voie publique.

· Interdiction des moments de convivialité au travail.

· Déploiement du télétravail dès que cela est possible.

· Fermeture des commerces de + de 20 000m², hors pharmacies, restaurants, commerces alimentaires.

· Jauge dans les magasins.

· Distanciation de 2m entre chaque fidèle dans les lieux de culte.

· Protocoles renforcés pour les cérémonies funéraires.

· Interdiction des séjours avec hébergement dans les structures d’accueil collectives de mineurs à l’exception des publics de l’aide à l’enfance ou les enfants handicapés.

· Port du masque obligatoire pour tous élèves à partir du CP.

· Interdiction de la pratique de la danse.

· Interdiction des compétitions, rencontres et manifestations sportives dans toutes les disciplines.

· Interdiction de la pratique des sports collectifs et de combat.

Le point hebdomadaire

Les chiffres des 7 derniers jours confirment une hausse du nombre de cas avec un taux d’incidence hebdomadaire qui reste au-dessus du seuil de 100/100 000 habitants.

La préfecture et l’Agence Régionale de Santé ont le regret d’annoncer ce mardi 2 mars 2021, le décès intervenu au cours des 7 derniers jours de 7 patients âgés de plus de 50 ans, dont 5 patients en evasan.
Du 20 février au 26 février, 884 cas ont été recensés en 7 jours soit un taux d’incidence hebdomadaire en augmentation porté à 104/100 000.

Parmi les 709 nouveaux cas comptabilisés du 24 février au 1er mars, 680 cas sont investigués :
· 643 cas sont classés autochtones.
· 18 cas sont classés importés.
· 1 cas est classé autochtone secondaire.
· 18 sont classés importés evasan.
29 cas sont en cours d’investigation ou font l’objet d’analyses complémentaires.

Sur les 6 derniers jours, soit du 24 février au 1er mars, 739 tests ont été criblés pour identifier une souche de variant. Sur ces 739 tests, on comptabilise 376 cas de variants (343 sud-africains ou brésiliens, 33 britanniques), soit une proportion de 50,8%.

Compte tenu des 11 956 guérisons et des 59 décès depuis le début de la crise sanitaire, 1 110 cas sont encore actifs à ce jour. 12 931 cas ont été investigués à cette heure par l’ARS, Santé publique France et l’Assurance Maladie, dont 88 % sont des cas locaux.

Au 1er mars 2021, 36 clusters sont actifs. Parmi les clusters actifs, on note :
· 10 clusters de « criticité modérée » se situant à Saint-Denis (2), Saint-Suzanne (1), La Possession (2), Saint-Paul (2), et Saint-Pierre (2) et Le Tampon (1)

· 8 clusters de « criticité élevée » se situant à Saint- Denis (2), Sainte-Marie (1), Saint-Joseph (1), Saint-Paul (1), Saint-Pierre (2), Salazie (1).

Les principaux indicateurs confirment une progression constante de l’épidémie sur le territoire.

Du 20 au 26 février, il est à noter pour les autres indicateurs :
· un taux d’incidence à 129/100 000 chez les 15-24 ans en forte augmentation,
· un taux d’incidence à 142/100 000 chez les 25-34 ans légère hausse,
· un taux d’incidence à 45/100 000 chez les plus de 75 ans en hausse et en-dessous du seuil d’alerte
· un taux de positivité des tests en baisse à 4,2 %, en dessous du seuil de vigilance (5%),
· un nombre de tests en hausse (+13.7%), dont 76,3 % en rapport avec un dépistage ou un diagnostic en dehors de tout contexte de voyage
· un nombre hebdomadaire d’admission en médecine et en réanimation en augmentation
· une proportion de lits occupés en réanimation au titre des patients Covid de 52 %.

Une réponse graduée pour répondre aux besoins hospitaliers de La Réunion

Le système de santé réunionnais intervient logiquement en appui et en recours vis-à-vis de Mayotte, en toutes circonstances et à fortiori dans un contexte de crise sanitaire aigüe. La force de la vague épidémique, à Mayotte, induit beaucoup d’hospitalisations pour COVID en service de réanimation comme en service de médecine. Toutes les solutions pouvant être mobilisées sur Mayotte ont été mises en œuvre, en grande partie avec le renfort national (y compris de l’armée) pour permettre le doublement, aujourd’hui effectif, des capacités habituelles de réanimation.

En parallèle, l’ARS de La Réunion et les communautés hospitalières du département ont convenu et élaboré conjointement un schéma d’évolution capacitaire de façon à répondre aux besoins d’hospitalisation, pour concilier le mieux possible la réponse aux besoins propres de La Réunion avec ceux de Mayotte. S’agissant tout particulièrement de la réanimation, il a été convenu et mis en œuvre un schéma d’augmentation progressive, mais rapide, des lits. La capacité initiale de 71 lits (61 lits au CHU et 8 lits au CHOR) est passée à une capacité maximale de 122 lits (108 lits au CHU, 14 lits au CHOR et 5 lits à Sainte-Clotilde)entre février et mars.

À ce jour, 122 lits sont d’ores et déjà opérationnels, armés en personnels et en équipements dédiés, sur l’île de La Réunion. Cette capacité doit permettre l’accueil d’un maximum de 50 patients de Mayotte, tout en préservant 70 lits pour des patients de La Réunion, qu’ils soient ou non atteints de Covid.

Le renforcement des moyens en personnel, médical comme non médical qualifiés, a été rendu possible par :

· Le redéploiement interne de personnels dûment formés pour la réanimation au sein même des établissements de santé, en contrepartie de la transformation d’unités de surveillance continue et/ou de la fermeture des salles de blocs opératoires.

· Le recrutement externe auprès des personnels qualifiés et disponibles à temps plein sur le département.

· Le renfort humain national en médecins anesthésiste-réanimateurs, comme infirmières spécialisées de réanimation, soit encore 100 % du besoin total de renforts exprimés auprès du ministère de la santé.

Le taux d’occupation des lits en réanimation est compris entre 85 et 90 %. L’occupation du nombre de lit est considérée soutenues mais conforme aux standards attendus et constatés pour ce type d’activité médicale.

Une première opération de transfert portant sur 4 patients, jusqu’à présent pris en charge dans un des services de réanimation de l’île au titre du COVID est en cours de préparation en lien avec le centre de crise sanitaire national et le SAMU de France.//communiqués de la préfecture (photo d’illustration © Valérie Koch – Tous droits réservés)

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